Je viens tout juste de battre le record de la traversée de la manche en kitesurf. Je deviens par la même occasion le premier kitesurf à aller aux JO en kitesurf de manière symbolique. Ce fut un grand moment d’émotions et de concentration que je vais partager avec vous. Je viens de réaliser la traversée en 5h sur une distance de 100 miles nautiques soit 186 km.
J’ai quitté la plage vers 9h30 jeudi matin dans la baie de St Brieuc pour prendre la direction de l’île de Bréhat dans un premier temps puis Plymouth. Les 20 premiers miles furent un bon échauffement avec une moyenne de 22 knots (41 km/h). Je suis parti en 13 m car c’était difficile d’estimer la force du vent sur l’ensemble du parcours. La prévision météorologique annonçait force 5 à 6 avec un avis de grand frais. Ma première difficulté fut de slalomer entre les algues et rester concentrer pour ne pas tomber. Cette première partie fut un vrai plaisir en navigation. Une grosse surprise m’attendait au large de Bréhat: la mer s’est transformé en marmite en ébullition. Une seule solution amortir le clapot pour maintenir la vitesse la plus élevée.
Plus on avançait, et plus le plan d’eau devenait difficile. Le vent s’est renforcé m’obligeant à changer de flotteur. L’appréciation du temps change aussi, au milieu de nulle part le temps n’a pas la même échelle, on en perd ces repères de terrien.
Plus le temps passait et plus les conditions devenaient musclées. Le bateau d’accompagnement devait passer des creux de 3 m. Même si mon bateau était équipé pour la haute mer, ce ne fut pas une partie de plaisir. A plusieurs reprises, le bateau partait au surf à plus de 27 knots pour se faire stopper en bas d’une vague et commencé à pencher dangereusement sur le côté. Je remercie par ailleurs mon équipage de m’avoir accompagné sur cette traversée (Yannick, Olivier, Maxime, Nicolas), sans eux il était impossible de réaliser la traversée.
Je m’attendais à voir beaucoup de tankers sur le trajet, j’en ai aperçu quelques uns mais je n’ai pas eu la chance de les croiser de près. Dans ces conditions de mer, ils allaient plus vite que moi (près de 25 knots) donc impossible de les rattraper.
La douleur dans les jambes a commencé à se faire sentir, garder la même position tout le temps n’est pas chose facile surtout dans un champ de bosse en mouvement.
Après plusieurs heures de navigation, les signes de vie apparaissent, les premiers Fou de bassan, puis la côté apparaissent dans mon champs de vision. Comme dans le désert, on a aperçoit des mirages, a plusieurs reprises, j’ai confondu des portes containers avec des îles. Il me reste plus d’une 1h30 de navigation. Dans toute traversée la fin du parcours se fait au mental, il me restait près de 35 miles m’a annoncé le bateau, pas le choix, il faut accélérer. J’ai perdu du temps sur le milieu du parcours à cause des conditions de mer difficile pour accélérer. Je demande au bateau de me suivre à fond, pour essayer de gagner du temps. A près de 23 knots de moyenne je file en direction de Plymouth. Plus que 2 miles, ouf… ça y est, la fin approche alors que ma jambe arrière fume et me fait terriblement mal… Mais dans ces moment il ne faut pas réfléchir, il faut avancer et rester concentrer sur le parcours pour ne pas tomber et perdre encore du temps.
Le bateau s’arrête annonçant la fin de la traversée je m’en rapproche, je viens de battre le record. 5h pour réaliser 100 miles nautiques. Difficile de montrer ses émotions quand tout le corps fait mal. J’ai froid, je suis encore dans l’eau à l’entrée du port de Plymouth. Je commence à réaliser l’exploit lorsque je remonte sur le bateau. Et c’est à ce moment la qu’une longue discussion avec l’équipage commence. Nous partageons les émotions et ils me racontent comment ils ont vécu cette aventure. Ils sont tous unanime, ce fut un enfer, ils ont vécu une machine à laver pendant 5h, à se prendre des sauts d’eau sur la tête, à voler dans le bateau, et à se cramponner aux arceaux de sécurité pour éviter de se faire éjecter du bateau. Un grand merci à eux.
Je suis vraiment heureux d’avoir faire cette traversée et d’être symboliquement le premier kitesurfeur à aller aux JO pour les Jeux de Londres. Le kitesurf vient d’intégrer les Jeux de Rio en 2016 et ce fut pour moi ma manière de fêter cette victoire en tant qu’ambassadeur de la fédération internationale de kitesurf et de la FFVL.
Le temps officiel sur les 100 miles nautiques est de 5h.
Ce 29 juin 2011 est une journée très importante pour moi car Hervé et Stéphane, les deux journalistes qui étaient en captivités en Afghanistan viennent d’être libérés. Je suis vraiment heureux de cette libération. Je leur souhaite de retrouver leurs proches et familles le plus rapidement possible. Je suis fier d’avoir réalisé cette traversée entre l’île de Sein et les Glénans pour les soutenir. Je leur souhaite un très bon rétablissement.
Parti de l’ile de sein, j’ai rejoint l’archipel des Glénan en franchissant la fameuse pointe du Raz située au bout de la péninsule bretonne. Dans un vent orienté Nord-Nord-Ouest, montant de 12 à 20 nœuds, j’ai franchi la pointe Sud de la de la Bretagne en fin d’après midi hier.
Une première pour une cause exceptionnelle
Jamais auparavant, quelqu’un n’avait osé traverser la pointe du raz en kitesurf. C’est une première mondiale. Pour accompagner ce défi, j’ai souhaité sérigraphier une aile de kitesurf avec les deux portraits des otages pour crier haut et fort : « Libérez les otages ! »
La Pointe du raz est un détroit situé au bout extrême de la Bretagne, parcouru par de fort courants. Le cap Sizun est l’un des endroits les plus dangereux en Europe pour la navigation côtière et il est redouté par tous les plus grands navigateurs. J’ai souhaité traverser ce cap « pour symboliser le cap des 500 jours de détention, pour soutenir Hervé et Stéphane et montrer que l’on pense toujours à eux. »
Je vous donnerai plus de détails dans quelques heures. Suivez mon actualité.
1- Le depart
Ce projet a commencé il y a quelques mois. Je suis passé devant une affiche des deux journalistes et je me suis dit qu’il serait bien à ma manière de militer pour cette cause. Quelques mois après, je me retrouve sur l’un des quai à Brest pour embarquer avec mon équipe de 10 personnes pour réaliser une première mondiale, la traversée de la pointe du Raz, et la traversée Sein / Les Glénans en kitesurf. Organiser un projet de la sorte n’est jamais facile et la moindre petite erreur peut tout faire échouer. Chaque détail compte.
Jeudi 12 mai au matin, je règle les derniers problèmes d’organisation et je m’assure que tout le monde à bien eu les bonnes informations. La journée risque d’être très longue. Le départ est prévue pour 13h30 de Brest pour 1h15 de traversée en bateau.
Les prévisions sont magnifiques, grand soleil, le vent va être capricieux sur le début du parcours. Le passage du Raz de Sein va être difficile par manque de vent constant, puis les conditions devraient s’améliorer.
Nous arrivons à l’île de Sein, un petite archipel planté en face de la pointe du Raz. Je commence à me préparer et j’ajuste mes réglages pour ne pas avoir de surprise sur l’eau.
Avant chaque projet de la sorte, la pression et la tension monte d’un cran. impossible d’échouer, la cause est trop importante à mes yeux pour renoncer.
Le départ est compliqué, les algues m’empêchent de prendre de la vitesse et de sortir du port. De ce fait, qu’une seule solution marcher le long de la digue pour me rapprocher le plus possible de la sortie et me faire tracter par le bateau. Après quelques difficultés surmontées, je suis enfin à bord pour prendre le large. Une dizaine de dauphins viennent nous accompagner pour le départ. Quel spectacle fabuleux, un état d’esprit surréaliste s’empare de nous. Mais la tension monte.
L’équipe télé prévient l’hélicoptère pour être prêt dès mon départ.
2- La traversee
Le départ est lancé, je monte sur ma planche en direction de la pointe du raz. Les premières navigations sont toujours riches d’informations et donnent la tendance pour le reste du parcours.: force du vent, direction, courant, tout peut être analysé pour comprendre et prévoir ce qu’il va se passer sur la suite du parcours. Mes premières sensations ne sont pas très encourageantes. Le vent est très léger et je suis obligé de pomper sur mon aile et ma planche pour aider à maintenir ma vitesse et mon planning.
La pointe du raz se profil à l’horizon, je m’en rapproche à un grand pas. Je n’ai jamais passé le raz de sein de ma vie que ce soit en bateau ou en kitesurf. Je retrouve la sensation du Cap Horn où tout est une découverte. Imaginez vous en pleine montagne et vous ne savez pas comment grimper au sommet, vous êtes obligé de déchiffrer ce que la nature vous donne comme informations pour créer votre propre chemin. C’est exactement ce qu’il se passe à ce moment la pour moi. Je suis concentré pour absorber toutes les informations possibles et imaginables pour savoir où et comment passer ce Cap.
Le courant se fait de plus en plus fort et malheureusement pour moi, il est dans le même sens que le vent, donc cela rend encore plus difficile de maintenir le planning. Quelle sentiment étrange de se dire que l’on est la seule personne à réaliser ce type de projet en kitesurf (bien sur). Ce sentiment est assez magique. Parfois il n’y a pas besoin de partir très loin pour réaliser des choses uniques.
J’y suis, je m’approche du Phare de la Vieille, la mer devient une marmite, un bouillonnement continue marque mon horizon. Je passe au vent de la vieille et d’un coup, la mer se lisse, un lac. Le courant étant tellement fort, qu’il n’y a plus aucun clapot. Je me rapproche de la côte pour empanner et passer sous la vieille J’y suis, je viens de passer le raz de sein. Ah une heure près, ce passage peut être infranchissable en bateau. Si la météo annonce 4 m de houle, il peut y avoir près du double en taille de vagues au Raz.
Le parcours est découpé de la manière suivante: le passage du raz de sein est le plus compliqué techniquement puis s’en suit, une longue traversée jusqu’au Glénan. Il me reste près de 40 miles nautiques en ligne droite soit vue la direction du vent près de 65 miles en navigation car le vent est trop nord et va m’obliger à descendre en zig zagant.
La seconde difficulté à surmonté maintenant est la gestion de l’effort, et du mental. il faut que j’arrête de réfléchir pour continuer à avancer. Il est impossible de voir la pointe de Penmarc’h qui pourrait être pour moi un bon repère visuel à mi parcours. donc je dois continuer à naviguer et descendre sous le vent sans réfléchir au temps et à la distance. Quand on a un repère visuel c’est facile de s’imaginer les distances mais ce n’est pas mon cas.
Les heures s’enchainent, la concentration reste à son maximum pour essayer de slalomer entre les bands de Méduses géantes ( certaines mesuraient près de 1 m de long), algues et clapot qui sont pour moi des obstacles qui peuvent me faire tomber.
Au fur et à mesure du parcours, le vent se renforce et me donne plus de puissance dans l’aile, ce qui me facilite ma tâche.
La pointe de Penmarc’h avec son Phare pointe à l’horizon. C’est un moment clef qui me permet d’estimer le temps restant à naviguer. il doit être 7h du soir, il me reste encore 2 bonnes heures de navigation. Terre, Terre, la pointe de penmarc’h est proche, même sans visibilité j’aurai pu savoir que la terre était proche. La houle a commencé à se désordonner, comme si elle venait taper sur un obstacle et renvoyait son onde. La marmite recommence à nouveau, c’est beaucoup moins facile de continuer à maintenir la vitesse quand le clapot est désordonné.
Direction les glénans c’est le dernier trajet à réaliser avant d’atteindre mon objectif. Plus le temps passe et plus il est difficile de rester concentrer et ma gestuelle commence a se désorganiser. La fatigue rend mes gestes moins précis, mes jambes commencent à se faire ressentir, la fatigue me gagne. Mais il est hors de question de s’arrêter, je dois continuer. Je ne supporte pas m’arrêter sans avoir atteint mon objectif.
Presque 21h, enfin les glénans apparaissent à l’horizon, les iles se dessinent de mieux en mieux où chaque détail devient de plus précis. Ce qui était une simple tâche à l’horizon, devient de plus en plus précis, la côté se dessine, les habitations apparaissent. La fin du parcours semble proche. L’archipel est constituée d’une dizaine d’iles, sur l’une d’entre elle, il y a un cale à bateau où l’on peut débarquer. Cette cale sera pour moi la fin de ma traversée. Je m’assoie enfin après avoir parcouru près de 70 miles nautiques soit près de 130 km.
Je suis heureux d’avoir atteindre mon objectif. Le but principal de cette traversée était de donner mon soutien à Hervé et Stéphane ainsi que leurs accompagnateurs. De leur montrer que même sur l’eau symbole de la liberté, nous pensons à eux et nous espérons qu’ils seront prochainement libérés. Malgré la fatigue, je suis heureux d’avoir réaliser ce projet pour eux et d’avoir soutenu cette cause à ma manière.
Toute l’équipe a décidé de se se reposer pendant une petite heure avant de reprendre la mer pour rentrer sur brest. Départ prévue 22h.
3- Le retour
Départ des glénans vers 22h direction Brest, nous prenons la direction de la pointe penmarc’h, face au vent et face à la houle. Imaginez vous faire 100 miles nautiques face au vent et à la houle. Autant vous dire que le retour ne fut pas une partie de plaisir. Après avoir navigué près de 5 h en kite, nous devons remonté sur brest de nuit, sur un semi rigide. Face au vent, il fait près de 0 °C, nous sommes trempés et il est impossible de s’allonger sur le bateau car la houle est trop forte. Nous essayons de rester assis mais de même la houle est trop forte, nous rebondissons et nous commençons a avoir mal au dos. Il n’y a qu’une seule solution, rester debout et amortir le clapot pour rentrer. Les heures sont interminables, le temps passe lentement quand il n’est pas possible de repérer la côte. La fatigue se fait sentir pour tout le monde, nous avons qu’une seule envie c’est dormir. Après près de 5h de traversée, nous arrivons sur Brest à 3h30 du matin, nous sommes épuisés, gelés, mais ce fut un réelle plaisir de réaliser ce type de projet.
Je voulais remercie les entreprises qui m’on permis de réaliser ce projet. Sans elles, cela n’aurait pas été possible.
Aujourd’hui, je vais réaliser un projet aventure qui trotte dans ma tête depuis quelques temps. C’est un projet humanitaire pour une cause qui nous concerne tous. C’est une première mondiale qui va être réalisée en kitesurf aujourd’hui.
Suivez l’actualité demain! je vous donnerai plus de détails demain en vous racontant ce projet dans les détails.
Je suis le premier homme et le seul a avoir traversée le Cap Horn en kitesurf. Ce fut une aventure humaine, physique inoubliable. Près de 9h de kite dans des conditions extrêmes de navigation sur une une distance de 100 miles nautiques.
Depuis quelques siècles, nous imaginons pourvoir tout contrôler: controler la nature, le climat…
Cette traversée a été pour moi un retour au source. Elle m’a donné beaucoup d’humilité par rapport à notre planète, et m’a permis de comprendre que nous n’étions qu’un élément agissant parmi tant d’autres. Jamais nous pourrons controler et dompter les éléments. Quels sentiments immenses de se retrouver seul, face aux éléments déchainés des 40ème rugissant, de contempler la nature et de s’y confronter pour continuer à avancer.
Je vous invite à partager ce rêve que j’ai vécu; ce moment restera à tout jamais dans mon esprit.
Il y a un peu moins d’un mois, j ai établi le record du tour de l ile de Boracay aux Philippines. Cette ile située au beau mileu de l’archipel des Philippines fait 7 km de long sur 3 km de large. Soit 20 km en ligne droit et près de 30 km soit approximativement 16 miles nautiques pour faire le tour. C est un petit paradis pour tous,les amoureux de kite.
Ce nouveau record a été réalisé en 1h03 min. Kathrin Bordwardt et Deivis ont réalisé le tour en 1h34 min. Ce nouveau record est ouvert a qui le veut. L objectif étant bien d essayer de battre mon record.
Accompagné d‘Enguerrand (Ecole de kite 7ème ciel de St barth), nous venons d’établir un record de traversé entre St Barth et St Martin en kitesurf. Le départ s’est effectué à la sortie du lagon du grand cul de sac sur St barth à 10h30 jeudi matin avec une arrivé à Orient bay à St martin. 30 km sépare ces deux plages. 20 knots de vent, avec 2m5 de houle ont été au rendez vous. Un bateau accompagnateur a été présent tout au long de la traversée. : Alan Jaouen (R. de St barth) nous a accompagné pour assurer la sécurité. J’ai parcouru la distance en 57 min et Enguerrand en 1h17 ; Une arrivée au restaurant à Karibuni à Pinel a été orchestré Eric. Un repas aux langoustes nous y attendait, de quoi reprendre des forces pour revenir sur st barth en bateau. Un nouveau record est établié. Notre objectif est de créer un record ouvert à tous. Je pense pourvoir le réaliser en 48 minutes et Enguerrand en moins d’une heure. Venez tentez l’aventure et contactez Enguerrand sur www.saintbarthkite.com.Nous attendons les conditions pour retenter l’aventure prochainement.